Pure Fiction de
Marian Handwerker
Revues de presse
Première Belgique - Claude De Vos
Un film remuant les consciences, un film qui parle aux tripes. ... Un film qui ravive nos douloureuses mémoires, un film qui empêchera certains de banaliser, de normaliser, voire pire doublier. ... Marian ne fait pas dans le glauque, lhorrible et les images chocs gratuites. Mais on sort de là à la fois ému et écoeuré, en colère et peiné. ... Et ceux qui oseront parler de « récupération », de « racolage », de faire un film sur le « dos des victimes » sont de sinistres connards.
Le journal - P. Lambert
Ce film éveilleur de consciences trop tranquilles et de celle des adeptes de la politique de lautruche.
Park-Mail Pocket - La rédaction
Elle (Anne Coessens) y est émouvante mais surtout juste par rapport à un rôle particulièrement difficile à interpréter.
La Lanterne - G.R. et E.H.
... un film choc ... Un film-vérité qui dénonce, sans voyeurisme, mais avec finesse et justesse, les dysfonctionnements et lâchetés qui ont permis à lindicible de se produire dans notre pays. ... la première projection publique de ce film ... qui est soutenu par les parents des victimes. ... On les comprend : peut-être est-ce la première fois quils se sentent réellement entendus. ... Un film digne ... « Pure fiction » est un bon film, servi par des comédiens absolument remarquables, troublants de vérité. Et sa grande force, tant au plan du scénario que des réflexions quil suscite, réside dans la finesse de son traitement.
Le matin - Y.P.
Le principal attrait du film réside dans cette volonté daimer son prochain, de le comprendre et de prévenir les dangers en observant ce qui le pousse dans labsurdité dune telle horreur. ... de par son honnêteté à vouloir être sous aucun prétexte racoleur et récupérateur, il étouffe son récit dans une ligne de conduite stricte à laquelle il ne pouvait et ne voulait déroger. Cest ce qui fait que Pure fiction nest pas un grand film, mais un acte important. Il incite à la prise de conscience et demande un effort particulier au spectateur pour ne plus fermer les yeux et pour sinterroger sur son devoir de citoyen.
Le Soir - Luc Honorez
Soulignons que Handwerker est un auteur du 7
e art et pas un opportuniste, quil a toujours pris sa caméra pour dénoncer mais aussi tenter de guérir les maux de la société.
La Dernière Heure - Laurent Belot
Autant de faits (enlèvement de fillettes, aménagement de cellules, partouzes impliquant des enfants ...) que le réalisateur de Marie, a cependant su retracer avec beaucoup de pudeur et de subtilité. ... ici, tout lécoeurement surgit du non montré, sen nourrit. Cest là un des grands mérites de ce film, qui nen demeure pas moins très dur, au point que le spectateur ne peut sortir que groggy et silencieux de la salle, inondé dune émotion violente.
Ciné Télé Revue - Marc Deriez
Ce film est comme un coup de poing et on reste impuissant face au machiavélisme humain.
La libre Belgique - F. Ds.
Autant la mise en scène des éléments « réels » de laffaire Dutroux met mal à laise, autant lenquête de « fiction » entreprise par la jeune fille est poignante, car on y sent à distance le parcours solitaires des parents des victimes.
Le vif/LExpress - Louis Danvers
Inspiré par laffaire Dutroux, Pure Fiction évite tous les pièges et témoigne avec force dun cinéma au présent, nécessairement dérangeant et empêcheur de penser en rond.
La Libre Belgique - Monique Tilman
Inspiré des récentes affaires de pédophilie, le film de Marian Handwerker projeté devant les parents des victimes est un engagement civique. ... Le but nétait pas dutiliser les évènements pour réaliser un documentaire ou un film militant, précisera le cinéaste, recourant à « la fiction pour affronter la vérité et montrer la part cachée et maudite des choses, voir même la banalité du mal ainsi que la violence sans en faire un spectacle ». Cest tout lart du réalisateur, qui a travaillé pendant un an pour prolonger la démarche de la Marche blanche et sest laissé guider par son intuition pour rester dans la dignité et le respect des parents.