Courir de Frank NicotraFrank Nicotra, ses dates clés.
24 octobre 1965 naissance de Frank à Grenoble, il est le cinquième dune fratrie de huit enfants, le deuxième garçon.
Frank Nicotra et la boxe
1975 à 10 ans, il met les gants et pratique la boxe éducative à Grenoble, la famille Nicotra a fait souche à Saint-Martin dHères.
1983 il devient champion de France, cest son plus beau souvenir de combat. Il a 17 ans.
1984-85 il intègre le Bataillon de Joinville comme champion de France de boxe, à Fontainebleau. A son retour du service militaire, il ouvre une pizzeria à Saint-Martin dHères. Il ne fait pas fortune. Au bout de deux ans, il part en Italie rejoindre un ex-boxeur Mario Salvoldi, un de ses amis. Comme il se trouve sans emploi, que le métier de pizzaiolo ne semble pas vraiment « dans ses cordes » malgré ses origines italiennes, il décide de gagner sa vie avec ses poings, lui lancien champion de France junior.
Rosario et Rose
Frank Nicotra a donné des coups pour être le plus grand des boxeurs. Cétait le but à atteindre sil voulait obtenir ladmiration du seul être au monde qui importait pour lui, son père. Et si son film porte le titre de la chanson quEdith Piaf chantait à lépoque où elle aimait Marcel Cerdan, le plus grand de tous les champions de boxe français, il nest pas sùr que le choix ne lui ait pas été dicté aussi par les prénoms de ses parents, Rosario et Rose ...
Il est devenu un demi-dieu pour attirer le regard de ce père si passionné de boxe quil a inscrit ses quatre fils à la salle de leur quartier dès quils ont eu neuf ans.
Le jour où Frank a reçu trop de coups et quil a failli, il sest retrouvé tout seul avec sa honte, seul avec des mots qui ne voulaient pas sortir. Grâce à « La vie en rose », il a réussi à tout dire, il y a mis tout son coeur, sa colère comme ses incertitudes concernant ce sport dangereux pour le perdant.
Quand la boxe mène au cinéma
Avec « La vie en rose », son premier documentaire, Frank Nicotra, le boxeur, deux fois champion dEurope en 1992, dans la catégorie « super-moyens », et n°1 au rang mondial entame sa seconde vie. Après sept ans de boxe professionnelle, à 28 ans, il a troqué les gants pour un stylo et une caméra. Il assure en effet lécriture et la réalisation de ses films. Ce documentaire est un cri, une manière de mettre un point final à une carrière qui lui a apporté ses plus grandes joies, mais qui lui laisse un goùt amer, comme sil avait vécu dans la peau dun autre et réalisé le rêve dun étranger. Il sest mis à écrire ce quil ne pouvait exprimer à haute voix. Il a imprimé sur la pellicule toutes les questions sans réponse que ses sept ans dans lenfer de la boxe professionnelle lui ont inspirées. Et le message passe très bien.
Lancien champion dEurope, qui na consenti quune défaite en trente-trois combats, réussit un sans faute avec ce premier documentaire.
La presse unanime la dailleurs salué comme un document exemplaire, lors de sa diffusion sur France 2, dans la case « Contre-courant », le 10 janvier 2003. Télé 7 jours a décerné à ce film trois « 7 », François Giroud lui a fait lhonneur de lune de ses rubriques du Nouvel Observateur, tandis que le même journal lui a consacré une pleine page. Du Figaro à France Soir, de lEquipe au Parisien, des Inrockuptibles à Télé magazine ou Télépoche, tous ont été unanimes : avec ce documentaire « coup de poing », un réalisateur est né.
Frank Nicotra et le cinéma
2006 « COURIR », film de long-métrage, auteur-réalisateur. En production
« LA DEUXIEME PEAU », série de documentaires, auteur-réalisateur. En développement.
2005 « DOUCE FRANCE », fiction, co-auteur avec Régis Wargnier. Une série de 4 x 90 min – diffusion France 2.
2004 « LE CHANT DES GITANS », film de documentaire, auteur-réalisateur. 53 minutes – diffusion France 2.
« CELLE QUE JIMAGINE », film de court-métrage, auteur-réalisateur. 7 minutes – support 35mm.
2003 « LE TEMPS DES BONI », film de documentaire, auteur-réalisateur. 58 minutes – diffusion France 2.
2002 « LA VIE EN ROSE », film de documentaire, auteur-réalisateur. 52 minutes – diffusion France 2.
2000 « LENGRENAGE », film de long-métrage. Prix du Jury et du Public au festival des films de lété 2001, auteur-réalisateur. 97 minutes – support 35mm.
1999 « LES COUPS BAS », film de court-métrage, auteur-réalisateur. 25 minutes – support 35mm.
1990 « LES CARNASSIERS » dYves Boisset, il joue un garde du corps.