Dans le château de Aldenbiesen, Jan Fabre prépare le premier volet de sa trilogie « The Minds of Helena Troubleyn », un opéra créé en collaboration avec Eugeniusz Knapik (compositeur). Herman Van Eyken observe le travail du metteur en scène-chorégraphe et donne à son documentaire une forme originale, plus suggestive quexplicative, plongeant directement le spectateur dans lunivers de Jan Fabre.
Herman Van Eycken montre comment Jan Fabre observe son équipe au cours des improvisations et des exercices, captant les forces créatrices, les personnalités ; comment il rassemble ensuite le matériel ainsi créé, passant du rôle de récepteur à celui démetteur. A travers les entretiens présentés en voix off, comme à travers les indications données en répétition, on saisit lessence du travail de Jan Fabre, basé sur « la musicalité, le rythme, les silences et les mouvements », dune extrême exigence. Latmosphère du film dHerman Van Eycken simprègne de celle du spectacle de Fabre, un univers étrange, parfois énigmatique, règne nocturne dominé par le regard du hibou, envahissement de bleu, couleur des décors et des costumes, obtenue par un crayonnage en tous sens au stylo bic bleu !